Conseil municipal mouvementé à Levallois-Perret: deux mineurs en garde à vue

Publié le par balkaland

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D
eux lycéens de 17 ans, militants d'une association pour le droit au logement, se trouvaient en garde à vue mardi pour "rébellion" au lendemain d'un conseil municipal chahuté à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) où le maire UMP Patrick Balkany a fait évacuer la salle, a-t-on appris de source policière et auprès du PS local.

 


Une vingtaine de membres du Mouvement solidaire pour le logement (MSL), une association locale, ont perturbé par des chahuts la séance du conseil municipal lundi soir, jusqu'à ce que le député-maire de Levallois-Perret demande l'évacuation de la salle pour ramener le calme, selon une source policière.

A la suite de l'évacuation, les policiers ont interpellé 17 personnes, dont 15 ont été rapidement relâchées, mais deux militants ont été placés en garde à vue pour "rébellion", a ajouté cette source.

Conseillère municipale PS et avocate des deux adolescents âgés de 17 ans, Anne-Eugénie Faure a indiqué à l'AFP que ces derniers se trouvaient toujours en garde à vue mardi après-midi.

L'élue avait indiqué un peu plus tôt que l'un des deux jeunes militants "se voit également reprocher des coups, ce qu'il conteste formellement".

Selon la source policière, un fonctionnaire de police et un agent de la police municipale ont été "légèrement blessés" lors des incidents.

Dans un communiqué, le PS de Levallois-Perret a dénoncé les "pratiques anti-démocratiques" de Patrick Balkany qui "a peur de ses opposants de 17 ans et les fait arrêter par 40 policiers".

Mme Faure a ajouté qu'au cours du conseil municipal, "les jeunes ne faisaient pas plus de bruit que les partisans de (Patrick) Balkany quand ils nous conspuent".

Dans un autre communiqué, une dizaine d'organisations (FSU, LCR, PCF, PS, Sud-PTT, CGT locale etc...) ont exigé la "libération immédiate" des deux militants et "l'abandon de toute éventuelle poursuite à leur égard, ainsi qu'un rendez-vous avec la mairie pour obtenir le relogement des familles soutenues par le collectif".

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