LOGEMENT SOCIAL : APRES H LECONTE VOICI JY CAVALLINI, AVOCAT,ADJOINT AU MAIRE

Publié le par balkaland

Jean-Yves CAVALLINI dans un logement social

lundi 16 juin 2008 | Le Parisien 

JEAN-YVES CAVALLINI, adjoint au maire délégué au développement, à l'économie, aux affaires juridiques... et vice-président depuis 2002 de la Semarelp, société d'économie mixte de la ville (aménagement, promotion immobilière, parkings), bénéficie d'un logement social depuis 1986, un duplex de 180 m 2 . L'élu, avocat de profession, paye actuellement un loyer de 859 € sans les charges au dernier étage d'un immeuble situé 19, rue Trezel, à Levallois, géré jusqu'en 2005 par la Saem Levallois Habitat, autrefois satellite de la Semarelp.

Depuis, sur les conseils de la Milos, mission interministérielle du logement social, la Semarelp et la ville, principaux actionnaires de la Saem Levallois Habitat (1 500 logements) qui était déficitaire, ont en effet vendu leur participation à la société Logirep. « Nous avons repris le patrimoine en 2005, les logements étaient tous attribués, souligne le directeur régional de Logirep, Christian Giuganti. Les attributions se font en fonction d'un plafond de ressources ; si le montant dépasse ce plafond, un surloyer est appliqué. »

Mélange des genres

L'immeuble est symbolique. Construit en 1983, il est le premier immeuble de huit logements sociaux construit dans la ville. Et l'attribution à deux élus en 1986 avait déjà fait scandale à l'époque. L'événement avait été en effet assez marquant pour être mis en débat par l'opposition au conseil municipal de décembre, la même année. L'affaire avait fait aussi grand bruit dans le magazine « Levallois d'abord », une association locale très active, constituée d'anciens élus de gauche. Il faut dire que l'élu bénéficiaire du logement n'est pas n'importe qui, puisqu'il s'agit d'un personnage clé du clan Balkany.

Jean-Yves Cavallini a en effet participé à la prise de la ville aux communistes en 1983, c'est un ancien avocat dont l'ex-associé s'appelle Patrick Devedjian. Il a été notamment entendu dans la fameuse affaire Schuller Maréchal dans laquelle il n'a toutefois pas été inquiété. Employé par le syndicat national des professionnels immobiliers, il a également effectué un passage éclair à la tête de la SEM aménagement de Colombes (Codevam).

Sa femme, Béatrice, est également employée à la mairie. Elle dirige aujourd'hui le bulletin municipal « Levallois Information ». « C'est un scandale de plus après l'affaire du duplex HLM attribué à la fiancée d'Henri Leconte, souligne le socialiste Thierry David. Tant que le maire ne publiera pas les critères d'attribution, il y aura toujours une suspicion. » Et l'opposant de droite, Loïc Leprince Ringuet, d'ajouter : « Même si Jean-Yves Cavallini est un temps entré dans les critères d'attribution, cette situation crée un mélange des genres qui discrédite toute action politique. Le maire ferait mieux, pour éviter toute polémique, d'ouvrir la commission d'attribution des logements sociaux à l'opposition. » Contacté, Jean-Yves Cavallini a fait savoir par la voix de sa secrétaire qu'il ne souhaitait pas s'exprimer.

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