Sarkozy, qui sont tes amis ?

Publié le par balkaland

Source :http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/02/27/4113609.html
27 février 2007
Sarkozy, qui sont tes amis ? L'improbable Patrick Balkany

 

Patrick_BalkanyUn sacré client que ce proche de Nicolas Sarkozy. Patrick Balkany, maire UMP de Levallois-Perret, a fait travailler durant plusieurs années trois employés municipaux pour son usage domestique exclusif, affectés à son appartement levalloisien et sa résidence secondaire de Giverny. Pourquoi se gêner ? Il a été pour cela condamné, en 1996, à une amende de 200 000 francs de l'époque, quinze mois de prison avec sursis et deux ans d'inégibilité. Il a fait appel mais la décision a été confirmée en 1997. Et en 1999, la Chambre régionale des comptes l'a sommé de rembourser les salaires versées par la commune, pour une somme totale de 523 897,96 euros. Une fois son inégibilité levée, il a été réélu maire en septembre 2002 puis député en juin de la même année : de quoi désespérer du corps électoral ! D'autant que le personnage, outre sa culpabilité de357_magnum détournement de l'argent des contribuables levalloisiens, est plutôt sulfureux en privé : en 1997, sa maîtresse l'a publiquement accusé de l'avoir forcée à lui administrer une fellation sous le menace d'un 357 magnum ! Mais revenons à la prise illégale d'intérêts : l'amende payée et les salaires remboursés, il lui restait encore les intérêts. Depuis le temps qu'ils couraient, ils représentaient la somme considérable de 230 865,57 euros. Ce qu'une élue d'opposition municipale, Dominique Cloarec (les Verts), explique ainsi : "Ainsi pendant plus de dix ans avez-vous tout tenté pour ne pas vous soumettre à cette obligation de remboursement. Et les intérêts de la dette ont naturellement couru !" De fait, Balkany avait interjeté appel devant le Conseil d'Etat, si bien que la condamnation définitive n'a été rendue qu'en 2005, soit dix ans après le licenciement des trois employés. Comment continuer aujourd'hui à se soustraire au remboursement ? C'est tout bête : faire voter par son conseil municipal une demande de remise gracieuse. Ne cherchez pas où est la grâce, cette formule signifie juste que l'addition est gratuite ! Simple formalité, ce vote lui est accordé, comme il se doit, par sa majorité municipale UMP, le 13 février dernier. Il appartient à présent à Thierry Breton, ministre de l'économie (UMP), de décider si cette exonération sera définitivement offerte ou pas. Elue PS de Levallois, Elisabeth Gourevitch proteste que "Nicolas Sarkozy ne peut pas demander aux élus d'être irréprochables et laisser ses amis se livrer à des petits arrangements". Chiche que si ?
Pas de pauvres en France !

Or qui a dit : "Il faut remettre la morale au cœur de la politique" ? Justement l'ami de Balkany, Nicolas Sarkozy, auquel des liens étroits l'unissent : quand Alain Juppé, qui s'y connaît en magouilles, déclare en 2003 : "Balkany n'est pas à l'UMP", son nom figure pourtant bien dans l'organigramme départemental du parti : c'est que le patron de l'UMP des Hauts-de-Seine, Sarkozy donc, a validé l’élection du maire de Levallois au poste de délégué de circonscription sans en référer aux instances nationales ! Et si Balkany a été réélu maire en 2002, c'est aussi grâce à Sarko, qui avait refusé d'accorder l'investiture UMP à son rival, si bien que l'édile levalloisien n'avait pas de concurrent officiel à droite. Ajoutons que l'indigne politicard figure en bonne place sur la photo de balkany_yes_menl'indécente investiture de Sarkozy pour la présidentielle et qu'il a créé le Comité de soutien du candidat UMP à Levallois. Une amitié qui devrait être des plus embarrassantes : c'est le même Balkany, piégé par les militants altermondialistes du groupe Yes Men et croyant s'exprimer sur une chaîne de télé américaine, qui a fait cette déclaration ahurissante : "Ce que vous appelez les pauvres, je suis désolé de vous le dire, c'est des gens qui gagnent un peu moins d'argent.

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Mais comme ils gagnent moins d'argent, ils ont les même logements que les autres, sauf que eux les payent moins cher. Et ils vivent très bien. Nous n'avons pas de misère en France. Il n'y a pas ce que vous appelez les pauvres. Bien sûr, il y a bien quelques sans domicile fixe qui eux ont choisi de vivre en marge de la société. Et même ceux-là, croyez moi, on s'en occupe : il y a des foyers d'accueil parce que en hiver en France aussi, il fait froid et il n'est pas question de laisser dehors les gens qui sont dans la misère donc nous leur donnons des asiles (…) on leur donne tout ce dont ils ont besoin. Mais ce sont des gens relativement rares qui ont décidé une bonne fois pour toute qu'ils étaient en marge de la société, qu'ils ne voulaient pas travailler ou qu'ils avaient été rejetés par la société." Cette séquence avait été enregistrée pour une émission réalisée par Karl Zéro mais, comme par hasard, elle n'a jamais été diffusée par une chaîne. Vous pouvez néanmoins déguster ce moment d'anthologie sur Daily Motion. Mauvaise foi ? Cécité ? Sans doute les deux. Avec le ministre du budget, Jean-François Copé, lui aussi fervent soutien sarkoziste, qui prétend que les classes moyennes gagnent 4000 euros net par mois, voilà qui augure bien du volet social du candidat UMP !
 
Posté par Olivier Bonnet à 09:30 - Sarkoland - Commentaires [49] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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